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Devenir son propre guide : pourquoi cultiver son énergie pour accéder à son intuition ?
Nourrir son énergie au quotidien, cultiver sa vitalité, ses élans, cette pulsion de vie qui nous porte : c’est sans doute l’un de mes sujets préférés au monde. Ce n’est pas sans lien avec mon exploration de la vie après la mort, car pour moi, la vie et la mort sont intimement liées. Lorsque la mort cesse d’être un tabou, la vie devient une expérience d’autant plus précieuse, que l’on a envie de vivre avec une énergie vibrante, créatrice, inspirante pour les autres. Dans l’épisode #109 de Fleur de Cactus, je me suis intéressée moins au comment qu’au pourquoi : pourquoi nourrir son énergie, et quel lien cela entretient-il avec l’intuition ?
Les cinq piliers de notre énergie
Je vous en parle souvent sur Instagram, notre énergie repose sur des piliers très concrets. Il y a d’abord l’alimentation, qui est vraiment le b.a.-ba. Il y a ensuite le sommeil et sa qualité, puis le mouvement, qui oxygène et renouvelle nos cellules. Vient la qualité de nos relations. Et enfin, pilier essentiel s’il en est, la thérapie.
Lorsque l’on a le sentiment d’avoir fait le tour des quatre premiers, il faut en effet aller regarder du côté des traumatismes, de tout ce qui relève de l’inconscient et qui draine, sans que nous le sachions, notre énergie. Ce sont eux qui façonnent notre manière de vivre, nos émotions et nos réactions émotionnelles ; c’est donc un passage incontournable dès lors que l’on souhaite une énergie qui se renouvelle.
Ces cinq piliers ont une vertu supplémentaire : ils nous obligent à développer une écoute fine de nos besoins et de nos ressentis. Or, plus nous cultivons cette sensibilité sans nous sentir submergés, plus nos choix deviennent aiguisés, lucides, proches de ce qui nous semble juste.
L’énergie nous rend disponibles à la vie
Quand on a de l’énergie, on est disponible. Disponible pour ce que la vie nous donne à expérimenter, pour les opportunités qui se présentent, pour les signes de l’univers, pour de nouvelles rencontres, pour faire des choix.
Souvenez-vous de vos jours de grande fatigue : vous n’avez aucune envie que Martine vous appelle, vous voulez juste fermer le rideau. À l’inverse, lorsque l’énergie est là, c’est comme si un créneau restait ouvert en permanence. C’est dans cette disponibilité au monde et à soi-même que l’intuition peut s’installer et colorer toute notre vie.
Le corps d’intuition dans le yoga
L’intuition n’est pas quelque chose d’extérieur à nous : c’est une qualité que tous les êtres possèdent. Le yoga décrit d’ailleurs des enveloppes de l’être, et la quatrième, après le corps physique, le corps énergétique et le corps mental, est le corps d’intuition. L’intuition, cette connaissance instantanée des choses, devient accessible lorsque nous sommes disponibles, c’est-à-dire lorsque nous avons de l’énergie.
Sans énergie, on ne voit rien : ni les rencontres extraordinaires que l’on frôle, ni les signes que l’univers, Dieu ou vos guides (mettez le mot que vous voulez) vous adressent, ni même les bons ou les mauvais choix que l’on fait. On vit à côté de ses pompes.
Créativité et intuition, un même eurêka
Lorsque l’on est éteint, il n’y a plus de place ni pour la créativité ni pour l’intuition, deux forces à mes yeux profondément liées. Être créatif active simultanément notre capacité à trouver des solutions, et lorsqu’une solution surgit, on se dit parfois : « Mais pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? » C’est exactement le même eurêka que celui que l’on ressent lorsque l’on a écouté la bonne intuition.
Apprendre à cultiver son énergie, c’est donc devenir son propre guide : la seule personne à même de savoir ce qui est bon pour son corps, pour son hygiène émotionnelle, pour sa vitalité, et apprendre peu à peu à faire confiance à son intuition. Si vous souhaitez installer ces fondations dans votre quotidien, c’est tout le sens du programme Ancrage et de mes accompagnements.
Répondre à l’appel de l’âme : le Swadharma
Je voudrais vous proposer un second niveau de lecture. Lorsque l’énergie se renouvelle et que l’intuition s’aiguise, nous devenons capables de répondre à l’appel de notre âme. C’est ici qu’intervient le Swadharma, un concept issu du yoga et du Sanatana Dharma auquel j’ai déjà consacré un épisode.
Être dans son Swadharma, c’est remplir le rôle, le devoir qui nous incombe, en correspondance avec les qualités inhérentes à notre âme et dans le respect de notre constitution psychologique. Il est conditionné par notre tempérament, notre caractère et les devoirs propres à cette incarnation. Très simplement : si vous avez cette qualité de créer, créez ; de briller, brillez ; de combattre, combattez.
Plus nous luttons contre ces qualités, plus nous nous éloignons de notre lumière. La Bhagavad-Gita insiste même sur le fait que s’écarter de son Swadharma participe à un désordre cosmique. À l’inverse, lorsque vous êtes dans votre Swadharma, vous contribuez au monde, à l’épanouissement et au rayonnement des personnes qui vous entourent.
Ce que m’ont appris les chamanes du Népal
Lorsque j’étais au Népal et que j’interviewais de nombreux chamanes, un récit revenait souvent : les personnes qui refusaient que l’esprit de la forêt vienne les chercher, qui repoussaient leur capacité à entrer en contact avec la nature, à soigner, à faire le lien entre le monde des esprits et celui des vivants, finissaient par perdre la raison, comme si leur propre magie se retournait contre elles. Plusieurs médiums reçues au micro du podcast m’ont raconté une histoire semblable : elles étaient tombées malades à force de fermer le canal, avant d’embrasser ce rôle.
C’est aussi mon histoire. Au Népal, une porte de l’invisible s’est ouverte en moi ; cela m’a fait très peur, je ne cherchais rien de tel, et j’ai fermé à double tour. Ce faisant, je me suis coupée de ma créativité, car c’est à travers elle que, chez moi, l’intuition et la canalisation se révèlent. Depuis que je travaille consciemment sur mon intuition et que j’ai accepté cette part de moi, je rayonne davantage, j’ai moins honte de la personne que je suis, et je peux être beaucoup plus précise dans les guidances que je propose.
Adaptation plutôt que fatalisme
On ne part pas à la recherche de sa vocation : on la laisse nous trouver. C’est un concept à manier avec recul, car il peut sembler contredire, pour la pensée occidentale, la notion de libre arbitre. Pour moi, il ne s’agit pas d’une acceptation fataliste du destin, mais d’une adaptation à ce que la vie nous envoie. Se laisser traverser par les épreuves, développer sa résilience : c’est depuis cet endroit que l’on peut véritablement entrer en métamorphose et devenir une personne plus responsable, plus lucide et, enfin, plus intuitive.
Je vous pose donc une seule question, à laquelle je vous invite à répondre le plus sincèrement possible : comment vous sentez-vous appelé à contribuer au monde ? C’est cela, l’appel de l’âme.
Expérimenter votre intuition lors de l’Odyssée
Au fond, vous êtes intuitif, intuitive, et vous pouvez utiliser l’intuition au quotidien sans forcer ni mettre en place de protocoles alambiqués. Le plus difficile, dans cette aventure, reste d’apprendre à nourrir son énergie chaque jour et à demeurer disponible à la vie.
C’est ce que nous explorerons lors de l’Odyssée, du 20 au 22 novembre 2026 au Château de Ligoure, près de Limoges. Le bilan de fin d’année nous servira de prétexte pour regarder nos angles morts, porter sur nous-mêmes un regard à 360 degrés et nous projeter vers 2027 avec plus de clarté, de joie et d’enthousiasme. Pratiques énergétiques et cas concrets vous y aideront à intuiter, et à devenir votre propre guide.
Pour entendre tout cela de vive voix, je vous invite à écouter l’épisode #109 « Devenir son propre guide ». Et vous, qu’est-ce qui nourrit votre énergie aujourd’hui ?